Urbanisme durable
Planification

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  • Évaluer le potentiel de reconversion des friches urbaines polluées

Évaluer le potentiel de reconversion des friches urbaines polluées

Mis à jour le 05/07/2016

Pour dépolluer et, le cas échéant, aménager les friches urbaines polluées, les localiser est impératif. L’ADEME a donc procédé à une première évaluation nationale du gisement du foncier des friches potentiellement polluées en milieu urbain.

Les politiques menées pour limiter l’étalement offrent des possibilités de requalification aux espaces urbains délaissés et dégradés par des pollutions chimiques industrielles potentielles ou avérées. Cependant, pour tirer parti de ces espaces délaissés, il est nécessaire de les « identifier ». De fait, ils se localisent en théorie sur les premières couronnes des villes industrielles, mais ils sont difficilement identifiables du fait du caractère privé des espaces (clôtures, murs d’enceinte) et/ou de la structure du parcellaire parfois imbriquée.

Construire une stratégie urbaine

La pénurie de foncier et les objectifs d’un développement durable invitent les acteurs à développer des outils permettant d’observer les territoires pour déterminer les différentes fonctions du sol et donc les potentiels d’aménagement ou de réaménagement. L’objectif est, pour la collectivité, de construire une stratégie urbaine, de planifier les espaces urbains, et peut-être avant tout, de bâtir une perspective économique.

Évaluer le gisement des friches industrielles

L’évaluation du gisement des friches industrielles défini comme le gisement des espaces délaissés, dégradés et ayant accueilli des activités polluantes (pollution industrielle) est une donnée primordiale. Elle permet tout d’abord de mesurer le réservoir d’espaces vacants comportant des contraintes plus ou moins fortes en terme de pollution des sols, puis d’essayer de dimensionner les besoins économiques pour mener à bien les travaux de requalification et, enfin, de créer une dynamique auprès des acteurs de l’aménagement et de la construction pour intervenir sur ces espaces potentiellement pollués.

En ce sens, l’ADEME a conduit des études pour réaliser, à l’échelle nationale,  une première évaluation du gisement (en hectares) du foncier urbain sur le périmètre des aires urbaines potentiellement polluées, à l’état de friche (vacance des locaux), bien desservi par les transports en commun (intra-urbain) et en contexte de renouvellement urbain (friches urbaines).